Drag X Pro, la revue d'un kit 100 W avec quatre ans de recul
Les premiers tests du Drag X Pro de Voopoo datent de septembre 2021. Le kit était alors lu comme la version musclée d’un best-seller, avec 100 W, un accu externe au choix et un pod redessiné. Quatre ans plus tard, la gamme Drag a changé de plateforme de résistances, mais les fiches produit de l’époque circulent toujours. Ce qu’elles annonçaient mérite donc une relecture à froid, critère par critère.
Drag X Pro, ce que vaut encore le kit en 2026
Le Drag X Pro garde trois atouts qui n’ont pas vieilli, l’accu remplaçable, l’interrupteur physique et un pod qui accepte encore des résistances vendues en France. Son argument d’origine, les 100 W, a en revanche perdu presque tout son intérêt, parce que le mode par défaut plafonne à 80 W et que la seule résistance prévue pour 80 à 100 W se fait rare.
Devant une fiche de 2021, la vraie question porte donc sur le pod et les consommables. Cette revue ne repose pas sur une prise en main, elle confronte les fiches et les tests publiés à la sortie du kit.
Ce qu’annonçait la fiche en 2021
Voopoo n’a pas créé un nouvel appareil. La marque a étiré un modèle à succès dans deux directions, la puissance et le pod, et ce sont ces deux annonces qu’il faut relire avec le recul.
Un châssis agrandi pour loger un accu 21700
Le Drag X d’origine plafonnait à 80 W sur un accu 18650. La version Pro monte à 100 W et loge un accu 21700, ou un 18650 grâce à l’adaptateur livré. Ce gain se paie en encombrement, le châssis étant plus long et plus large que celui de la première génération.
La puce passe à la GENE.FAN 3.0, la recharge à un port USB-C annoncé à 2,5 A, et la coque associe un alliage de zinc à des flancs en cuir.
Le pod TPP-X, la vraie nouveauté
Le TPP-X abandonne les résistances PnP au profit des TPP, une famille orientée vers le tirage direct à faible résistance. Il adopte un remplissage par le haut, avec un bouton de déverrouillage, une bague pivotante et un bouchon en silicone, ainsi qu’un drip tip 810 amovible.
L’air se règle par une bague à 360 degrés, avec un petit orifice pour un tirage plus serré. Les résistances PnP restent utilisables, à condition d’acheter à part une cartouche PnP.
Les 100 W du Drag X Pro, une réserve devenue théorique
Par défaut, l’appareil démarre en mode SMART, qui cale la puissance sur la résistance détectée et la plafonne à 80 W. Seul le mode RBA ouvre la plage jusqu’à 100 W, et revendeurs comme testeurs le réservent aux utilisateurs expérimentés.
Or une seule résistance TPP est donnée par Voopoo pour 80 à 100 W, la DM3 de 0,15 ohm. Les autres plafonnent à 80 W pour la DM1 (0,15 ohm), 60 W pour la DM2 (0,2 ohm) et 40 W pour la DM4 (0,3 ohm). Parmi les TPP, les 20 W supplémentaires ne concernent donc qu’une référence, en mode RBA.
C’est là que le recul change la lecture. En octobre 2026, deux revendeurs français consultés proposent encore la DM1, et l’un d’eux la DM2 et la DM4, mais aucun ne met la DM3 en vente. Le Drag X3, présent dans la gamme actuelle, plafonne lui-même à 80 W.
Le constat est sévère pour l’argument commercial, pas pour l’appareil. Un Drag X Pro réglé entre 32 et 80 W couvre toutes les TPP encore vendues, en mode SMART.
Le mode SMART, garde-fou plutôt que frein
Reprocher au mode SMART de brider le kit serait passer à côté de sa fonction. Il refuse simplement une puissance supérieure à celle que la résistance est conçue pour recevoir, ce qui limite, selon un test de l’époque, les tirages secs et l’usure prématurée du coton.
Le mode RBA sert à dépasser la puissance conseillée ou à piloter la résistance reconstructible PnP-RBA, montée dans la cartouche PnP. La valeur à régler découle alors de la résistance réellement mesurée, une logique détaillée dans notre article sur le calculateur coil.
L’accu externe, atout réel et contrainte réelle
L’accu amovible est l’argument qui a le mieux vieilli. Une batterie intégrée perd de sa capacité avec les cycles et condamne l’appareil avec elle, alors qu’un accu externe se remplace sans toucher au châssis.
L’accu n’est pas fourni, et son choix engage la sécurité de l’ensemble. Format, capacité de décharge et état de l’enveloppe se vérifient dans la notice de Voopoo et sur la fiche du fabricant de l’accu.
Le test de Planet of the Vapes, publié en septembre 2021, a constaté que le compartiment acceptait aussi un accu 20700, format que Voopoo ne mentionne pas. Celui d’Ecigclick, paru quelques jours plus tard, jugeait la trappe d’accu assez fragile, un détail qui compte sur un kit qu’on ouvre à chaque changement d’accu.
La contenance du pod, le point à lire avant d’acheter
Plusieurs pages françaises affichent encore 5,5 ml. Or la directive européenne 2014/40/UE limite à 2 ml la contenance des réservoirs des cigarettes électroniques, et le pod TPP-X existe en version TPD de 2 ml. Ces 5,5 ml décrivent la version standard, pas celle prévue pour le marché européen.
Côté étanchéité, le second test britannique conseillait de retirer le pod en cas de non-usage de 24 à 48 heures, après avoir constaté des suintements.
Les résistances TPP s’insèrent par simple pression, un principe examiné dans notre revue des résistances Lost Vape. Sur un exemplaire d’occasion, la base du pod et le logement de la résistance méritent un examen attentif.
Aspiration automatique et interrupteur, la bonne idée du kit
Le Drag X Pro se déclenche au bouton ou à l’aspiration, un mode d’ordinaire associé aux petits pods à tirage serré. Les tests publiés à sa sortie l’ont jugé efficace en tirage direct, ce qui n’allait pas de soi à cette puissance.
L’interrupteur glissant verrouille tous les boutons ou coupe complètement l’appareil, selon le réglage choisi dans le menu. Boutons verrouillés, l’aspiration automatique continue pourtant de fonctionner, comme l’a relevé le premier test cité. Pour un appareil glissé dans un sac, le réglage marche-arrêt reste donc le plus prudent.
Face aux Drag actuels, ce qui a vieilli et ce qui tient
La gamme a avancé sans lui. Le Drag X3 conserve l’accu externe 18650 ou 21700 mais adopte la cartouche PnP X, un écran tactile de 1,66 pouce et un déverrouillage capacitif, pour une puissance ramenée à 80 W.
Ce qui a vieilli, c’est la plateforme. Les Drag X3, S3 et H40 Pro d’un revendeur français fonctionnent avec des résistances PnP X, et la fiche du Drag X3 ne cite aucune compatibilité TPP. Ce qui tient, ce sont les choix de conception, à commencer par l’accu externe, que Voopoo n’a pas abandonné.
FAQ
Cinq questions qui reviennent sur ce kit, et que les fiches produit laissent souvent sans réponse.
Quelle différence entre le Drag X Pro et le Drag S Pro ?
Le Drag S Pro partage le même pod TPP-X et la même puce, mais embarque une batterie intégrée de 3000 mAh et plafonne à 80 W. Il est aussi un peu plus court. Le choix se résume donc à accu remplaçable ou batterie fixe.
Quel taux de nicotine utiliser avec les résistances TPP ?
Le tableau de Voopoo recommande un e-liquide dosé à 10 mg/ml de nicotine au plus pour chacune des quatre résistances TPP. Pour un dosage plus élevé, ce sont les résistances PnP à tirage serré, montées dans la cartouche PnP, qui sont prévues.
Quelles sont les commandes de base du kit ?
Cinq pressions sur le bouton de tir allument ou éteignent l’appareil, y compris au premier usage, puisque le kit sort de la boîte verrouillé. Un appui simultané sur le bouton de tir et la touche « − » remet à zéro le compteur de bouffées.
Quelle résistance choisir pour un tirage plus serré ?
Parmi les TPP, la DM4 de 0,3 ohm, réglée entre 32 et 40 W, donne le tirage le plus resserré, surtout avec le petit orifice d’air. Pour aller plus loin, les résistances PnP de 0,8 et 1 ohm imposent la cartouche PnP.
Le Drag X Pro convient-il à un débutant ?
Les avis publiés divergent. Le mode SMART et l’aspiration automatique simplifient la prise en main, mais l’accu externe à choisir, entretenir et recharger demande des connaissances qu’un premier achat n’a pas forcément.
Drag X Pro, notre verdict argumenté
Le Drag X Pro a mieux vieilli que son argument de vente. Parmi les TPP, ses 100 W ne servent qu’à une seule référence, en mode RBA, mais l’accu remplaçable, l’interrupteur, l’aspiration automatique et la bague d’air tiennent toujours.
Pour un propriétaire, rien ne pousse à s’en séparer tant que les DM1, DM2 et DM4 restent en vente. Pour un acheteur d’occasion, trois vérifications passent avant tout le reste, la version TPD de 2 ml du pod, l’état de la trappe d’accu et l’absence de suintement à la base. Un Drag X Pro se juge à ses consommables plus qu’à sa fiche, une règle qui vaut pour tout le matériel de vape passé au crible sur ce site.
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Contenu à visée éditoriale, réservé à un public majeur. Les produits du vapotage peuvent contenir de la nicotine, une substance qui crée une dépendance. Cet article ne constitue pas une recommandation d’achat.